La Mauvaise PorteLe Réseau Ambroisie
- Technicien
- Bob
- Joueur
- Max
- Node
- BB-01
- Date de séance
- 15.10.2026
- Lieu
- Éros · Blue Falcon · BF17
- Matériel
- VX-40 (reconditionné)
- Local
- BF-M2
- Heure d'install.
- 21:40 station
- Donneur d'ordre
Le travail, au départ, était simple. Livrer un VX-40 au Blue Falcon, l’installer dans le local BF-M2, le raccorder et faire signer le bon.
Le module était sur mon diable. Quand je l’ai soulevé, j’ai senti que quelque chose n’allait pas dans le poids.
Pas parce qu’il était trop lourd pour moi. Il ne pesait pas comme un VX-40 ordinaire. La charge était mal répartie dans le boîtier, comme si quelque chose avait été ajouté à l’intérieur.
Je l’ai déballé et posé pour regarder. Je n’ai rien trouvé qui permette de comprendre. De l’extérieur, ça restait un VX-40.
John m’a appelé du centre de contrôle. Il voulait être sûr que je le raccordais à 21 h 40, exactement. Pas avant, pas après. Je lui ai signalé le poids. Il m’a dit de l’installer, de faire signer le client et de terminer le travail.
J’ai donc mis le module en place, repéré le raccordement et attendu l’heure.
À 21 h 40, je l’ai activé.
L’alarme s’est déclenchée. L’écran annonçait une fuite radioactive dans le secteur BF et demandait de rejoindre un abri. Le VX-40 avait démarré. Il me restait le bon à faire signer.
Le problème, c’est que les gens étaient partis.
J’ai fait le tour et fini par trouver un employé du Blue Falcon qui fermait encore des portes. Je lui ai tendu le papier et le stylo. Il m’a demandé si j’entendais l’alarme. Oui, je l’entendais. Mais plus nous discutions, plus la signature prenait du temps. Il a fini par signer.
J’ai appelé John. Il était dans un abri près du bureau, aux docks. Je lui ai dit que j’arrivais. Sauf que la cloison pour sortir du secteur était fermée. Le message renvoyait vers le triage médical. Je suis donc allé au couloir BF17.
C’est là que j’ai retrouvé Jay. Il y avait Izzy avec lui, et une dame qui parlait beaucoup au médecin. Elle s’est présentée ensuite : Inès Yoshida.
J’ai mis mon bon en sécurité dans ma poche. Il avait été un peu froissé au moment de la signature, alors je l’ai plié proprement. Une petite fille a trouvé ça impressionnant. Elle voulait aussi que je l’aide à ouvrir les portes pour retrouver sa mère. À ce moment-là, je pensais encore qu’on attendait la fin de la procédure avant de passer dans un autre abri.
Les autres cherchaient des accès aux systèmes. Le médecin s’occupait d’un agent de sécurité blessé. Les annonces continuaient, et il y avait de moins en moins de portes qu’on pouvait utiliser.
Je connaissais les fermetures de sécurité. Quand on confine une section, ça ne se rouvre pas en insistant sur le bouton. Les gens s’énervaient quand même devant l’accès aux docks.
Inès est passée dans le sas de décontamination. Jay et Izzy ont ouvert des petites salles et travaillé sur un terminal. Je les ai suivis. Ça n’a pas rouvert la sortie.
Ensuite, les explications du médecin ont commencé à faire discuter tout le monde. Inès a dit qu’il mentait. Un homme lui a mis un coup et les autres l’ont frappé à leur tour. Il est resté par terre. Inès m’a expliqué que c’était le pouvoir des mots.
Pour les portes, on m’a quand même demandé mes bras.
J’ai essayé d’expliquer que porter des charges et soulever une porte installée sous un plafond, ce n’était pas tout à fait le même travail. On m’a dit d’avoir confiance. J’ai essayé. La première porte n’a pas bougé suffisamment.
Nous nous sommes ensuite mis à plusieurs sur celle des docks. Trois autres gars ont tiré avec moi. Là, nous avons commencé à écarter le mécanisme. Izzy a vu comment atteindre une commande, mais quelqu’un devait passer la main pendant que nous tenions.
J’ai tenu. Ça devenait difficile. Ils discutaient encore de qui allait le faire. Jay a fini par y aller. Il a récupéré quelque chose dans l’ouverture et l’a tendu à Izzy. Elle a ouvert la porte.
Le garde s’est mis à tirer sur les gens.
Jay lui a parlé. Il a hésité, puis la foule l’a frappé. Un des civils lui a tiré dessus avec son arme. Nous sommes passés vers les docks.
Le vaisseau s’appelait Resolve. Il avait l’air solide, mais les bras d’amarrage le retenaient. J’ai essayé de tirer dessus. C’était trop pour moi. On ne débranche pas ce genre de pièce comme un câble mal fixé.
Inès m’a ensuite appelé à l’intérieur. Il y avait un message qui disait que la sécurité me recherchait. Elle m’a demandé si quelque chose avait été inhabituel dans mon travail. J’ai parlé du poids du VX-40.
Je n’avais pas d’autre explication à donner. J’avais fait l’installation demandée, à l’heure demandée. Elle m’a conseillé de ne pas tenir compte du message et de partir avec eux.
Jay était sorti pour ouvrir les attaches depuis l’extérieur. Pendant ce temps, il y a eu des tirs dans le hangar et le vaisseau a utilisé ses canons. Puis Jay a demandé de l’aide : il n’arrivait pas à faire bouger le mécanisme.
Alors je suis sorti.
Je l’ai rejoint devant la trappe ouverte. Il m’a montré le levier. Nous avons tiré tous les deux. Ça résistait, puis c’est venu progressivement, et enfin le verrou a lâché.
Les portes du hangar se sont ouvertes. Les bras ont relâché le Resolve. Nous pouvions rentrer.
J’ai été déséquilibré sur le retour. Jay m’a rattrapé et m’a aidé à atteindre le vaisseau. Je l’ai remercié.
Après la fermeture du sas, les moteurs ont démarré et nous avons quitté Éros. Mon travail devait se terminer avec une signature et un retour au bureau. J’avais bien la signature. Pour le retour au bureau, en revanche, ça ne s’était pas passé comme prévu.